Constat en demi-teinte (octobre 2016)

A l’aulne du deuxième anniversaire du quadripartisme, mis en œuvre au sein de la
gouvernance des instances de la formation professionnelle, un bilan commence
à pouvoir se construire.

En effet, cette gestion dite quadripartite, Etat, Régions et partenaires sociaux (dans leurs deux composantes), s’est imposée nationalement au sein du CNEFOP, ainsi que régionalement au sein des CREFOP.

La loi qui a créé cette gouvernance ne peut être gage de réussite à elle seule. Un texte officiel, même si c’est une loi, ne peut préjuger à aucun moment de l’efficience du fonctionnement d’un dispositif en tant que tel. Pour l’UNSA, le quadripartisme est le mode de gouvernance prévu par la loi mais ce sont ses acteurs qui, sur le terrain, sont en mesure de le faire fonctionner ou non avec efficacité. Comme tout mode de fonctionnement, la légitimité est liée aussi à la perception positive susceptible d’être donnée.
L’équilibre ne pourra être trouvé que dans le respect et la légitimité de chacun des partenaires.

Voilà bien là le plus difficile !

La gouvernance quadripartite à portée nationale, vécue au sein du CNEFOP, est à peu près en ordre de marche, même si des points peuvent toujours être améliorés (une présence accrue des Régions et des OS notamment).

En revanche, certains CREFOP ont encore visiblement un long chemin à parcourir pour être reconnus comme opérationnels dans ce domaine. Nous avons dernièrement réuni nos mandants dans les CREFOP, pendant deux jours nous avons pu échanger avec eux sur le fonctionnement de ces instances régionales, sur les bonnes ou « les moins bonnes » pratiques en vigueur.

Le constat effectué montre l’ampleur du travail à poursuivre. La reconnaissance de tous les membres du comité plénier, leur bonne information, la concertation indispensable à mener sur les dossiers territoriaux, leur discussion au sein des commissions (quand elles ont été créées), la prise en compte des différents avis, tout ces points s’avèrent a priori perfectibles.

L’UNSA constate que le quadripartisme n’est pas à remettre en question mais il doit être questionné, évalué dans son fonctionnement, notamment sur sa
pratique du respect de tous les acteurs.

form prof 153

Jean-Marie TRUFFAT
Secrétaire national