Concertation Réforme de l’apprentissage Réunions du 14 décembre 2017

 
 
Les 3ème réunions des groupes de travail « Parcours de l’apprenti » et « Entreprises et apprentissage » ont eu lieu le 14 décembre 2017.

Groupe de travail « Parcours de l’apprenti »

La thématique retenue portait sur la garantie d’une fin positive des parcours et éviter le décrochage (fluidifier les parcours et la montée en compétences).

L’UNSA a rappelé que face à une demande croissante d’individualisation des formations, il était donc nécessaire de passer d’une logique de formation à une logique de parcours ; la mixité des parcours peut participer à fluidifier la poursuite de formation.

Néanmoins, nous avons rappelé que tout projet de mixité suppose une volonté régionale, académique qui soit clairement affichée dans le cadre de l’élaboration du CPRDEFOP.

La recherche d’une meilleure complémentarité entre les voies de formation (scolaire et apprentissage) plutôt qu’une concurrence inflationniste et créatrice de doublons est essentielle.
L’objectif pour le jeune et sa famille est une offre de formation lisible et cohérente.

Par ailleurs le développement et la qualité de partenariats avec les différents acteurs regroupés en réseaux doivent faciliter la mise en œuvre de parcours mixtes de même que la poursuite de la labellisation « Campus des métiers et des qualifications ».
L’appui des branches professionnelles doit être un préalable à la mise en œuvre des parcours mixtes.

Par ailleurs, une approche modulaire ou par blocs permet plus facilement la gestion des parcours mais impose un certain nombre de contraintes organisationnelles et pédagogiques.
Il est donc plus que nécessaire de passer de l’ingénierie de formation à une ingénierie de parcours. Cette démarche permet de s’adapter à la diversité des publics et aux poursuites d’études et de formation envisagées.

Pour limiter les ruptures de contrats, le décrochage en apprentissage, l’UNSA a réaffirmé que l’accompagnement (en amont, pendant et en aval) du futur apprenti est un corollaire à la réussite de son parcours.
Cependant, il convient d’en définir les contours et de professionnaliser les personnes en charge de l’accompagnement.

Par ailleurs, la possibilité d’exercer son droit au retour en formation, le dispositif VAE doivent être proposés plus systématiquement.

Groupe de travail « Entreprises et apprentissage »

Salarié ou élève ? Comment le recruter et l’intégrer dans l’entreprise ?

L’UNSA a rappelé l’importance du lien entre le CFA et les entreprises et que tous les publics devaient pouvoir être accueillis sans discrimination.

Sur les procédures de recrutement et plus généralement sur les offres à pourvoir, l’UNSA a fait remarquer que selon le type de certification préparée, la fiche de poste était un outil davantage utilisée pour les niveaux supra IV (prise en compte de compétences acquises antérieurement) alors que les niveaux infra IV, seule l’information sur l’intitulé « métier » était précisée.

Concernant les postes à pourvoir, force est de constater que l’information est trop parcellaire, éparpillée et en conséquence manque de lisibilité pour le jeune et les familles.
Il serait pertinent de mettre en place un point unique d’accès à l’information ; l’échelon territorial avec le soutien du SPRO nous paraît le plus approprié.

Néanmoins, l’UNSA a souligné que si la relation entre l’entreprise, le CFA et le jeune n’était pas toujours évidente, l’utilisation d’outils RH participe au développement d’un dialogue entre les parties prenantes et évite ainsi des malentendus sur les besoins de l’entreprise.

Les difficultés d’intégration se concentrent beaucoup plus sur les jeunes sans qualification.
C’est pourquoi un accueil formalisé, avec la remise d’un livret (droits et devoirs, règlement intérieur,…) doit être mis en place.
L’entreprise comme le CFA doivent garantir à l’apprenti des conditions de formations satisfaisantes.

Le renforcement des procédures de recrutement et de l’accueil du jeune, le développement et la valorisation de la formation des maîtres d’apprentissage ainsi que l’accompagnement social, lorsque celui est nécessaire, sont pour l’UNSA, les conditions nécessaires à mettre en œuvre pour une intégration réussie.