40 ans d’engagement (novembre 2016)

Le 2 mars 1976, sous l’égide de Jacques Chirac, naissait un opérateur de l’État : Centre Inffo.

Cette association sous tutelle du ministère en charge du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social est dotée d’une mission de service public dans les domaines de l’orientation et de la formation continue.

La première loi de 1971 sur la formation professionnelle, dite loi Delors, consécutive à l’accord des partenaires sociaux de 1970 a, dès le départ, engendré des attentes fortes en matière de décryptage et d’accompagnement, tant de la part des professionnels de la formation que des autres acteurs de la formation continue.

L’UNSA (la FEN à l’époque), en tant que partenaire social, a accompagné Centre Inffo depuis le début de sa mission. En effet, les arcanes souvent complexes de la formation professionnelle nécessitaient qu’un acteur indiscutable et indiscuté en matière d’expertise dans ce domaine soit associé au travail d’information envisagé.

Il fallait que les textes, nombreux et souvent techniques, soient compris de tous, de façon claire, sans ambiguïté.

L’UNSA, par son engagement historique au sein du CA de Centre Inffo et par son mandat de trésorier de l’organisme, depuis pratiquement sa création, a vu évoluer le monde de la formation.

La formation tout au long de la vie que l’UNSA appelait de ses vœux s’est peu à peu structurée et régionalisée, au fil des accords nationaux interprofessionnels et des textes de loi qui ont suivi.

Mon prédécesseur Jean-Claude Tricoche a toujours considéré qu’à Centre Inffo les partenaires sociaux n’étaient pas des potiches. C’est vraiment un lieu de débat entre les partenaires sociaux, l’État, et les Régions.

Pour l’UNSA, dans la période d’instabilité, de crise de l’emploi et d’évolutions accélérées des métiers et des compétences que nous traversons, Centre Inffo doit rester une référence en matière d’expertise et d’information sur la formation et l’orientation professionnelles.

Cela exige une évolution encore plus prononcée en direction des territoires régionaux et des bassins d’emploi. La légitimité de Centre Inffo dépendra de sa faculté à s’adapter aux besoins des acteurs, tant professionnels que grand public, au plus près des actifs.

form prof 154

Jean-Marie TRUFFAT
Secrétaire national